Bandeau

Si vous rencontrez des difficultés pour visualiser ce bulletin, consultez la version en ligne.

Bonjour à tous,

L'actualité nationale et internationale du moment suscite beaucoup de peurs et de questionnements, elle révèle simplement l'une des caractéristiques de notre existence samsarique : l'incertitude. Dans notre vie, tout peut changer en un instant : notre environnement, notre statut social, notre santé, notre apparence, nos possessions, notre voyage sur Air France, nos relations avec les autres. Shantidéva dit :

"Pendant un moment, ils sont amis,
Le moment suivant, ils deviennent ennemis,
Et même lorsqu'ils se divertissent, ils se mettent en colère.
Quelle inconstance chez les êtres de ce monde !"

C'est vrai, il n'y a rien de certain dans les événements extérieurs, et même si nous avons souscrit à la meilleure des assurances-vie, nous ne sommes pas certains de ne pas mourir quelques heures après sa souscription.

Pourtant nous parions sur beaucoup de certitudes. Sinon comment agir, comment se projeter ? Notre expérience de vie n'est-elle pas un apprentissage, parfois à prix cher, sur ce qui est certain et ce qui ne l'est pas ?

Dharmakirti a dit une chose certaine :

"Si toutes les causes et conditions sont réunies, rien ne peut empêcher l'effet de se produire".

C'est tellement certain que ça fait du bien de l'entendre. C'est pourquoi nous arrosons nos fleurs quand il fait 30°. Sinon il est certain qu'elles vont sécher sur place. Et si nous ne libérons pas notre esprit des perturbations mentales, il est certain que nous allons continuer à avoir des problèmes.

Le dharma est fondé sur des certitudes, qui ne sont pas des dogmes, mais des conclusions scientifiques sur comment fonctionne notre esprit. Le bouddhisme est la science de l'esprit.. Découvrir qu'est-ce que l'esprit, comment il fonctionne, quelles en sont ses diverses parties, quelles parties sont causes de bonheur, quelles parties sont causes de souffrance, que transformer, que conserver, etc.. nous mène à la certitude que le bonheur est possible, même dans un monde incertain. C'est une connaissance merveilleuse, un chemin de vérité qui nous garde la tête hors de l'eau.

Bon mois d'octobre à tous.

Le centre Vajrasattva

Consultez le planning des activités d'octobre

Dharma pour les familles

Samedi 11 octobre de 10h30 à 12h

Développer une bonne image de soi

Samedi 11 octobre de 14h à 17h30

Aimer sans souffrir, quelle recette ?

Dimanche 12 octobre de 10h à 17h30

Retraite "Comprendre l'esprit" près de Barcelone

Du ven 31 au dim 2 novembre

Méditation du mois

PG du jeudi soir

Jeudi 9 et 16 octobre

Témoignage (ci-dessous) : Nous ne sommes pas nos défauts

Festival international d'automne

Evénements à venir

L’enseignement de la Roue de la vie

Mardi 11 novembre de 14h à 17h30

Quel sens donner aux épreuves de la vie ?

Dimanche 16 novembre de 10h à 17h30

Conseils pour une existence heureuse (Guèn Eupamé)

Samedi 22 novembre de 10h à 17h30

Festival du Dharma au CMK France

Inscription à partir du 8 octobre

Du ven 5 au dim 7 décembre

Festival à Hong Kong

Du mer 10 au mer 17 décembre

Témoignage

Nous ne sommes pas nos défauts

J’ai poussé la porte du centre Bouddhiste Kadampa Vajrasattva un jour parce que je voulais découvrir la méditation.
Ce sujet assez vague évoquait en moi des mots comme profondeur, sagesse, bien être. En entrant ce jour là, j'ai découvert bien plus.

Depuis longtemps, j’étais en quête de bonheur sans pouvoir cependant définir ce que c’était et j’étais persuadé qu’il se trouvait dans ce que j’appelle les idéaux de perfection. J’avais en tête des images représentant le couple parfait, la famille parfaite, un travail parfait, une santé parfaite. On parle souvent d’image parfaite du bonheur comme si il n’existait qu’en rêve. J'ai tout de même appris au fil des ans que la perfection n’existe pas, mais cela ne m’empêchait pas de l’espérer au fond de moi. Finalement je m’étais forgé l'idée que le bonheur n’existait pas et qu’il fallait se contenter de quelques moments de joie par ci par là.

Ainsi me voila sur une chaise dans une salle de méditation, les pieds déchaussés (on se sent un peu comme chez soi). Je ressens alors un bien être, comme si cet endroit m’attendait, les gens ont l’air bienveillant, plutôt détendus, les diverses statues qui prônent sur l'autel sont belles et celle de bouddha me touche vraiment comme seule une œuvre d'art peut le faire. Emma entre, tout le monde se lève, un grand respect se fait dans la simplicité. Un grand sourire, un bonjour et l'enseignement démarre.

Des les premiers mots, je me sens concerné par ce que j'entends. Il y est question de perturbations mentales, de colère, d'attachement. Ces paroles résonnent fortement en moi. Non seulement est décrit ce qui m'empêche d'être heureux mais sont proposées également des solutions. C’est comme mettre un mot sur une maladie et trouver le médicament adéquat.

Le mot colère, par exemple, m’apparut alors comme une maladie et non plus comme un simple défaut occasionnel. En y regardant de près je compris que la colère avait rempli et pollué mon existence et que mon ciel ne pourrait jamais être bleu si je ne m'en défaisais pas. Le mot jalousie faisait lui aussi écho en moi. J'avais sous estimé son pouvoir insidieux.

Je découvrais le bonheur sous un autre jour, ce n'était plus un idéal mais un objectif. Le mot gratitude obtenait en moi un G majuscule. Les mots sagesse, bienveillance, prenaient corps en moi, en mon cœur alors qu’avant ils ne dépassaient pas la porte de mon intellect. Et puis la séance se termine par une méditation et ce que j'apprécie particulièrement par une dédicace des bienfaits obtenus pendant l’enseignement, c'est l’envie de donner un peu ce que l'on a reçu. Enfin une collation est proposée et gentiment, me voyant sans doute un peu seul, quelqu’un m’invite à boire un thé et à discuter.

Ici même semaines après semaines j’apprendrais à repérer dans ma vie certaines perturbations mentales et surtout une manière de les contrer : à la jalousie, opposer la réjouissance, contrer la colère par diminuer le souci de soi, la frustration par la reconnaissance envers les autres... Mais tout cela est fort utile (qui en effet ne désire pas être heureux) mais comment concevoir son bonheur sans celui des autres? Là aussi j'ai appris et surtout compris que si l'on veut améliorer l'existence de quelqu’un il est nécessaire de se sentir bien, avec l'envie de partager ce bien être. Cela s'inscrit dans un cercle vertueux : apporter à l'autre de la compassion rend soi même heureux !

Aujourd’hui je me sens changé. Diverses perturbations m’envahissent régulièrement mais je ne me sens plus pollué par elles. Elles sont devenues des ennemis identifiés qu’il est plus facile de combattre. Le chemin est sans doute long, qui demande des efforts, mais les petits progrès que j'ai fait grâce aux enseignements, à la sangha et à la méditation m’ont déjà apporté beaucoup.
Ma vie a peut être enfin un sens !
Merci
Philippe


NKT-IKBU

Si vous ne souhaitez plus recevoir ce bulletin,
merci de nous envoyer le message "fin d'envoi bulletin" à info[at]meditation-montpellier.org